La Dogana

Italo De Grandi | Non daté
Aquarelle sur papier | 22.5 x 31 cm
Période 1969-1984 : La beauté du monde
Paysage avec architectures
Inventaire IDG-742 | Collection privée
Photo L’Atelier De Grandi

 

Caractéristiques artistiques

Sujet:

La douane de Venise à la proue de son îlot et l’église de la Salute au loin dans la brume

La douceur du soleil hivernal touchant le marbre blanc de la douane, en contraste avec le murmure sourd des édifices sur l’autre rive de la lagune, à travers la transparence lumineuse de l’atmosphère.

Composition:

Deux figures en dialogue

Technique:

Aquarelle sur papier

L’aquarelle se prête doublement au propos de cette œuvre. Elle permet de travailler très vite, donc de saisir l’atmosphère d’un moment particulier. Et ses couleurs sont essentiellement transparentes, l’eau facilitant une répartition des pigments sur le papier, de façon à réfléchir directement la lumière, donc à capter une certaine luminosité, même diffuse.

Palette:

Dominante : 11448233

Trois gammes de couleurs: l’une presque monochrome, quasiment en dégradé continu (la douane), la seconde en contraste (l’autre rive de la lagune au loin) et la troisième reliant les deux précédentes (l’eau et le ciel).

Lumière:

Grâce lumineuse

“Il y a des peintres qui créent la lumière, et la lumière sans cesse les porte, quoiqu’ils accomplissent ou qu’ils pensent. Une grâce lumineuse sans hâte, une patience à l’instant transparent, une sorte de prière avec les êtres, -arbres, demeures, collines, fruits, et vous baigneuses à la pureté ailée -, soudain cette surface éclaire, doucement illumine et fortifie notre approche. L’hostilité du monde a cédé, la laideur, la petitesse n’existent pas.”
Jacques Chessex, Venise, Album d’aquarelles d’Italo De Grandi, Jean Genoud, Lausanne, 1993

Contexte

Période:

1969-1984 : La beauté du monde

Dès 1978, Italo séjourne chaque hiver à Venise, attiré par les infinies variations des rapports de la pierre, de l’eau et du ciel, par les caprices muets des brumes ou la transparence musicale de l’air. Il en ramène des brassées d’aquarelles sereines ou tragiques, somptueuses et délicates, énigmatiques ou gaiement ravies à l’instant fugace et dans lesquelles la menace de l’impermanence de la ville rongée par l’érosion glisse hors du temps.

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