Maya Boisgallays

Paysages intérieurs

Maya Boisgallays a mené une carrière de graveuse et de peintre en France, en Suisse et ailleurs.

Son travail est conservé entre autres à la Bibliothèque nationale de France et la majeure partie de son œuvre a été déposée à la Fondation Ateliers d’Artiste à St-Maurice (FAA), qui est partenaire bénévole de cette exposition.
Présentée en 2013 à la Maison Visinand à Montreux, l’artiste demeure cependant peu connue en Suisse. Proposée par le musée L’Atelier De Grandi, l’exposition Maya Boisgallays “Paysages intérieurs” devrait lui valoir la reconnaissance qui lui est due.

Le catalogue de l’exposition, première monographie consacrée à l’artiste, complètera l’accrochage, avec des textes de Maya Boisgallays, Walter Tschopp, commissaire de l’exposition et conservateur de la FAA, Stéphanie Vernet, historienne de l’art, Konrad Von Arx, éditeur de la revue d’art Trou, Philippe Kaenel, historien de l’art, Maike Delarive, nièce de Maya Boisgallays, Claire Koenig, artiste peintre et amie de Maya Boisgallays.

du 18 avril au 27 octobre 2024

du jeudi au dimanche
de 13h30 à 18h

Tarifs :
Adultes   CHF 12.- 
Membres/étudiants/apprentis/AVS CHF   10.-
Enfants  gratuit jusqu’à 18 ans

Accès :
Par les transports publics
ou stationnement à proximité
Désolé, l’accès pour chaises roulantes n’est pas possible

Maya Boisgallays : portrait de l'artiste

MAYA BOISGALLAYS
(Montreux *1949)

Maya Boisgallays est née le 14 mai 1949 à Montreux.
Diplômée en 1975 de l’École des beaux-arts de Lausanne, section peinture, elle poursuit sa formation en gravure à Salzburg, Genève et Paris à l’Atelier 17 de S. W. Hayter, puis à l’Atelier 63 de Joëlle Serve. Elle travaille la gravure sur linoleum, bois et surtout cuivre (burin, eau-forte, manière noire, etc.), la lithographie, le dessin et la peinture (aquarelle, gouache et huile).

En 1979, elle épouse le compositeur français Jacques Boisgallais (1927-2021). Elle
adopte la variante Boisgallays comme nom d’artiste. Le couple partage sa vie entre Paris et la Tour-de-Peilz.

Depuis 2020, elle réside à la Fondation Gambetta à Clarens.

Elle écrit :

[…] Je suis née en Suisse. Et je suis née dans un très très beau paysage. Je suis née au bord du Léman en face avec des montagnes françaises et je pense que ça a structuré beaucoup ma vision des choses et mon inspiration. Et il y avait beaucoup de gris, contrairement à ce qu’on peut imaginer. C’est pas le midi de la France et c’est une gamme de gris, très très riche, bleutée et j’ai été très marquée par ça, pour arriver… à la fin, pour faire beaucoup de noir et blanc. Je me suis toujours posé la question, pourquoi et nous n’avons pas beaucoup de couleurs vives. Donc ce ciel, cette roche m’a beaucoup structurée. […]

Antony Comino Elles 4, Association animation culturelle de Couzeix, 2015.
Video : youtube.com/watch?v=iS-Sp3oOtH8 : à 11 minutes 50.

[…] Graver au burin devint pour moi une discipline, une excitation, une dynamique, une prise de risque quotidienne. Ce travail rigoureux, physique, exigeant une tension, demande en effet une mise encondition, un rituel chaque jour renouvelé. Car la maîtrise du geste, le positionnement de l’éclairage ont une grande importance. Tel l’accord de son instrument par le violoniste, l’affûtage des burins est la première nécessité avant de se positionner de tout son corps et de trouver l’angle d’attaque qui vous accompagnera dans la progression du travail. C’est alors seulement qu’un sentiment de libération
superbe vous envahit. Le cuivre devient le champ de tous les possibles. Le geste vous fait traverser des espaces de lumière, tel un skieur qui trace des courbes pures sur la neige et lacère le paysage, le pénètre avec force, vitesse et assurance. […]

Maya Boisgallays, “Boisgallays”, Nouvelles de l’estampe, 230 / 2010.